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Discographie |
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BarbèsEn février 1997, sort un premier album éponyme enregistré en public à l'Agora d'Evry en banlieue parisienne. Sur la pochette figure en guise de totem un vieil homme gnawa (descendant des esclaves noirs) qui tire la langue, comme un pied de nez à ceux qui n'aimeraient pas leur fratrie. La sortie de cet album, auto-produit sur le label Samarkand, est suivi le 28 février, 1er et 2 mars par des concerts à la Cigale. Rassemblant autour d'eux la communauté maghrébine, il touche aussi un public plus large intéressé par la "World Music". C'est ainsi qu'ils donnent un autre concert à Paris à la Grande Halle de la Villette dans le cadre du festival consacré à l'Afrique, Ouaga-Carthage le 5 avril. La scène étant le véritable lieu d'expression de leur art, l'Orchestre National de Barbès enchaîne en avril le Printemps de Bourges, en mai le Festival des Musiques Métisses d'Angoulême, en juin le Festival de la Jeunesse à Ivry-sur-Seine. Dorénavant un peu plus organisé autour d'une véritable structure, l'ONB a posé ses valises dans une ancienne usine de peinture aménagée en studio, salle de réunion et de répétition, et bureaux. Mais dès 1998, ils repartent sur les routes pour, entre autres, une mini-tournée de trois dates à Barbès, quartier de Paris à forte population arabe et africaine, d'où ils tirent leur nom. Leur longue tournée s'envole quelques jours aux Etats-Unis en juillet 98 pour le festival Vive La World dont la première date prend pour décor le Summerstage Festival de Central Park à New York. 1999 : "Poulina"Il faut attendre mai 1999 pour que l'ONB sorte un nouvel album très attendu, "Poulina". Groupe de scène avant tout, il leur a fallu du temps pour rentrer en studio pour la première fois puisque le premier album était entièrement live. En dépit du succès, le groupe continue d'auto-produire ses disques afin de garder les mains totalement libres. Quelques jours avant la sortie de l'album, les dix-sept membres de l'ONB envahissent la scène de l'Olympia. Ils se produisent aussi au Zénith à Paris le 2 novembre à l'occasion d'une importante tournée d'automne. Mais en 2000 et en 2001, l'élan ne cesse pas et on les retrouve sur maints festivals, en France et à l'étranger. Engagés sur les routes pour quelques temps encore, les musiciens participant à cette aventure, distribuent à chaque concert un peu de leur sens festif, de leur bonheur à jouer (à la manière d'aujourd'hui), et de la musique héritée de leurs parents. Jusqu'en 2002, les tournées se suivent à rythme infernal. A la suite de cette riche expérience collective, les membres du groupe se tournent vers des projets personnels. 2008 : "Alik"C'est en 2008 que l'on retouve enfin dans les bacs, le troisième album de l'Orchestre National de Barbès. "Alik", enregistré dans le fameux lieu appelé l'Usine (avant d'en rendre les clés), sort en février. On y trouve un hommage à de grands artistes de la chanson algérienne : Mohamed Larbi, dit Cheikh Mamachi avec le titre aux sonorités très rock "Civilizi oki" ; Slimane Azem avec "Résidence 2", évocation de la condition d'immigré ; Mohamed Mazouni avec "Lila". Par ailleurs, la reprise étonnante de "Sympathy for the devil", un titre des Rolling Stones permet au groupe de poursuivre son entreprise de décloisonnement musical et culturel. Car comme d'habitude, de nombreuses influences se croisent et fusionnent dans la musique de l'ONB, le chaâbi, le raï, le reggae, la musique gnawa, mais l'incursion avérée du rock transforme "Alik" en album de la mutation. Jamais mieux que sur scène, l'Orchestre national de Barbès remonte sur les planches : les 14 et 15 février 2008, il se produit à l'Elysée-Montmartre à Paris avant plusieurs dates en France et à l'étranger |
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